fromage-de-brebis

UN FROMAGE DE BREBIS DOUX COMME UN AGNEAU

C’est par un samedi pluvieux (un temps à ne pas mettre le nez dehors, et encore moins une Brebis) que je me rends chez Claude Coste un des rares éleveurs ovin de la région et producteurs de fromage de Brebis se trouvant sur la route menant de Pertuis (84) au Puy-Sainte-Réparade (13).

HISTOIRE DE FAMILLE

C’est donc dans sa bergerie, pendant la traite de fin d’après-midi qu’il me reçoit.
Claude COSTE a repris l’exploitation de ses parents en 2000 avec son CAP de Berger et sa seule motivation. Il lui en fallu pour garder le cap justement et ne pas baisser les bras, car au début personne ne croyait à son projet « un peu fou » de vouloir continuer l’élevage des Agneaux et surtout de produire (et non SURPRODUIRE) des fromages de Brebis  !
photo 1L’investissement était d’autant plus important avec une production privilégiant la qualité plutôt que la quantité.
Il s’est quand même battu et débrouillé seul pour financer son laboratoire technique répondant aux normes de la fromagerie et a même suivi une formation de Fromager.
Il fonctionne aujourd’hui en quasi-autonomie et produit son propre fourrage, foin, paille pour nourrir son cheptel de 150 Brebis laitières.
Le cheptel est scindé en deux pour pouvoir produire toute l’année : 1 cheptel de Mars (après la mise à bas, elles produisent du lait pour nourrir les agneaux) à Septembre et un 2ème cheptel pour la production de fin Septembre à Mars.
Les Brebis produisent environ 200 jours de lait, à partir de leur 18ème mois (ici encore c’est un choix volontaire d’attendre 18 mois, plus de nourriture mais beaucoup plus agréable pour les Brebis qui seraient avant trop frêles pour porter les agneaux et le lait en plus).
Il s’approvisionne parallèlement en céréales sans OGM pour nourrir les agneaux qui seront vendus à 8 mois, ce qui donne des agneaux entre 12 et 16 kg, donc beaucoup plus tendres.

 Il faut laisser faire la nature … c’est un danger de la transformer

Sans être bio ou raisonné, il préfère produire en plus petite quantité et rester à l’écoute de la nature.
Pour exemple, il a investi il y a quelques temps dans une « herse étrille » afin d’ôter un peu d’herbe de la Luzerne.
Très régulièrement les plants sont attaqués par des chenilles qui dévorent tout et donc on traite chimiquement !
Une année, Claude passe sa machine sans traiter et l’année d’après pas de chenilles sur son champ (?) alors que les alentours étaient touchés, mais d’autres bébêtes étaient là ! C’était tout bonnement des coccinelles, qui mangeaient les chenilles.
Ces petits bêtes à bon Dieu étaient en fait revenues car les plants n’avaient pas été traité chimiquement.
CQFD : la nature a fait son travail sans que l’homme intervienne ou ne modifie celle-ci.

Voilà donc un peu l’état d’esprit de notre « berger » qui travaille dans le bon sens et c’est ce qui explique la qualité de ses produits aujourd’hui reconnue et appréciée.

PARLONS FROMAGE !

Sa sœur Bernadette est venue en renfort en 2005 dans la fromagerie pour gérer la fabrication des fromages de Brebis et la commercialisation, vous pouvez les retrouver sur sur place au Puy Sainte Réparade (le petit magasin est ouvert à partir de 17h en semaine), sur le marché très populaire du Cours Julien à Marseille et celui de la Gavotte aux Pennes Mirabeau (13).
fromage-de-brebis

PLUSIEURS FROMAGES AFFINÉS

Des fromages frais surtout à l’ail et aux fines herbes, crémeux, cendrés, des briques, des petits secs, mais aussi une Tomme plus affinée (de 40 à 60 jours) un vrai délice qui me rappelle le fromage de ma grand-mère. On propose également une spécialité de la maman de Claude & Bernadette : la Brousse du Var, qui est un lait caillé au goût lacté, parfait en dessert (et sans vinaigre, contrairement à la Brousse du Rove).
 » Ce fromage, fait à partir de lait entier de brebis, n’est pas obtenu par le même procédé de fabrication que les autres brousses. Il s’agit d’un fromage frais présenté en faisselle. Sa production est très limitée à l’heure actuelle … Autrefois le fromage devait être vendu le jour même de sa fabrication et les brousses étaient démoulées directement dans l’assiette du consommateur. Elle est consommée sucrée ou salée. Elle peut aussi remplacer le yaourt dans les préparations culinaires telles que les gâteaux ou bien donner de l’onctuosité aux omelettes. » (issu du site des Produits Laitiers)
Comptez à partir de 2,10€ le fromage frais et 28€/kg pour la Tomme (avec 2 m en Provence :)) et parce qu’elle les vaut bien !!
fromage-de-brebis

Claude COSTE, producteur de fromages de Brebis et éleveur ovin

1213 Route des Crottes – 13610 Le Puy Sainte Réparade – Provence – Tel. 04 42 61 88 23 

Partager :